Coach, consultante, mentore: qui fait quoi?

A mesure que le temps passe, tout s’éclaire. Je travaille la clarté et la brillance, entre autres, donc je ne devrais pas être surprise! Et pourtant, chaque pas vers plus de clarté résonne comme un cadeau pour moi.

J’aimerais te partager la clarté du jour: les distinctions entre consultante, coach et mentore, et surtout en quoi ces distinctions sont utiles. Dans les trois cas, l’objectif est de permettre au client d’atteindre les résultats visés plus facilement et rapidement, mais les chemins empruntés sont différents.

Une consultante (bien sûr, tout ce qui suit est aussi valable pour les hommes) endosse essentiellement un rôle d’enseignante. Elle partage sa connaissance, son expertise, qui par définition est plus vaste dans le domaine choisi que celle de son client. Son savoir est son meilleur atout. La consultante transmet des outils, des conseils, propose une nouvelle approche stratégique ou des actions à implémenter en se plaçant dans la posture « je sais ». C’est une position utile, nécessaire et pleine de valeur pour toute personne qui ne sait pas (aussi bien) ce que la consultante sait. Si on devait réunir le concept du consulting dans une action, ce serait transmettre. Et l’image qui résume le tout est le livre.

A l’inverse, la valeur d’une coach n’a aucun lien avec ce qu’elle sait. Le chemin proposé par le coaching est de transformer les croyances et modes de pensée. La coach partage sa conscience des processus internes (ou soft skills). Dans l’absolu, elle peut coacher n’importe qui sur n’importe quoi, peu importe son domaine d’expertise et la situation de son client. C’est possible parce que tout le travail de la coach est de permettre à son client de faire émerger ses propres solutions, accéder à ses propres ressources, trouver ses propres réponses. Toute la valeur de la coach réside dans sa capacité à mettre en lumière ce qui est impossible de voir seul face à soi même. Le mot-clé ici est révéler, et l’image la plus parlante est le miroir.

La mentore, quant à elle, gagne son statut au travers de son vécu: elle partage son expérience.  Son parcours l’a amenée à déjà avoir été confrontée aux challenges, questionnements et situations que rencontre son client. Toute la valeur de la mentore est comprise dans le modèle qu’elle incarne. Son rôle est d’inspirer et montrer que ce qui semble un rêve est possible. Elle porte son client de sa confiance absolue, ce qui permet à des trésors de créativité, d’audace et de détermination d’être exploités.

Etre au clair sur ces différences paraît une évidence quand on se qualifie de coach, consultante ou mentore, et pourtant ce n’est pas toujours le cas. Et de la confusion naissent la frustration et l’auto sabotage.

La frustration d’abord de la personne qui attend du coaching et reçoit du consulting par exemple. Si tu donnes des conseils, tu arbores la casquette « consultante ». C’est parfait, tant que tu n’essaies pas de faire passer le service pour du coaching. Cette confusion est probablement largement responsable de l’écoeurement général face à la prolifération de coach en tout genre qui sont en fait des consultants (par ailleurs probablement excellents dans leur domaine!).

L’auto sabotage se situe plus du côté de la professionnelle. Combien de personnes confondent les 3 positions et croient qu’elles doivent tout savoir et avoir déjà vécu elles-mêmes l’entier de l’expérience de leur client pour pouvoir l’aider? D’un côté, il y a pléthore de coachs qui offrent du consulting, et de l’autre il y a une abondance de coachs qui bataillent avec la notion de légitimité, persuadées qu’elles devraient avoir plus de connaissances et d’expérience pour s’autoriser l’identité de coach.

La réalité du terrain est que très souvent, les rôles se complètent. Une bonne coach peut également offrir des conseils (consulting) par moments, au plus grand bénéfice de ses clients. Une mentore va probablement aider son client à prendre conscience de ses fonctionnements (coaching) et lui transmettre des connaissances glanées sur le chemin (consulting). Le tout est d’être au clair avec le rôle endossé à chaque moment, et que la casquette la plus portée corresponde au  service offert.

1 réflexion sur “Coach, consultante, mentore: qui fait quoi?”

  1. Ping : C comme Coaching – BusinessConscient

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *