La solution? Sortir le zappette!

Qu’est-ce qui est vraiment essentiel?

Quand j’étais petite, le temps passait plutôt tranquillement. J’entendais mes parents dire que plus on grandit, plus le temps passe vite. Aujourd’hui, j’entends mes ados dire « Woaw! Déjà fini 2018! Ca va tellement vite! » 

On est sollicité en permanence, bombardé de mille informations et suggestions à chaque instant. Tout le monde est surbooké, et c’est même devenu un signe de reconnaissance sociale: si tu es occupé, c’est forcément que tu es important et as du succès, non?

Le nez dans le guidon de la to-do list, interrompu tous les 100m par un pop-up qui dilue notre attention, on pédale de toutes nos forces. Au point qu’on en oublie complètement que c’est en s’arrêtant qu’on gagne du temps!

De nombreuses personnes passent leur journée à pédaler sans relâche, mais pour aller où? Qu’est-ce qui est vraiment important? C’est quoi l’essentiel? 

Répondre à ces questions demande de s’arrêter. Poser le vélo, s’asseoir dans l’herbe et respirer. Ecouter notre coeur parler de ce qui compte vraiment. Laisser notre mental lâcher les rennes et notre conscience remettre de l’ordre dans nos priorités. C’est comme un film passé en accéléré (la vie de tous les jours pour la plupart d’entre nous) qui ralentit subitement jusqu’à dérouler chaque geste dans la lenteur. Une lenteur silencieuse qui permet la réflexion. 

Vivre en conscience, travailler en conscience, faire du business en conscience, c’est s’accorder le recul nécessaire pour que la réflexion clarifie l’intention et précède l’action. 

Tant qu’on reste le nez dans le guidon, notre vision est complètement bouchée. On s’identifie à tout ce qu’on vit, sans recul ni mise en perspective. Les montagnes russes, c’est sympa quand on choisit d’y faire un tour dans un parc d’attraction, mais épuisant au quotidien. Pourtant, c’est la réalité de nombreuses personnes: subir les montées extatiques  et les descentes effrayantes sans possibilité de quitter le wagon, modifier la vitesse ou choisir le parcours.

La solution? Sortir la zappette! Non, évidemment, pas pour zapper sur une autre chaîne (a.k.a. activité ou priorité). Pour utiliser le bouton avec les 2 petits traits verticaux: pause. Dans cet espace-temps qui s’ouvre au moment où on presse « pause », on sort du film pour observer le film et reprendre notre rôle de metteur en scène. On récupère le pouvoir de choisir et orienter notre vie selon ce qui compte pour nous. 

Pour soutenir cette réflexion sur l’essentiel, je trouve la mort très inspirante. Elle nous aide à faire le tri entre tous les futiles qui nous encombrent, et ce qui est véritablement important. Si mes jours étaient comptés – ce qui, soit dit en passant, est le cas pour 100% d’entre nous… – à quoi est-ce que j’emploierais mon temps et mon énergie? Quel accomplissement primordial me permettrait de mourir le coeur léger? De quoi est-ce que je me délesterais? 

Ces questions peuvent se poser aussi bien en tant que personne, qu’en tant qu’équipe ou entreprise. S’arrêter et prendre le temps d’y répondre, puis planifier les actions 2019 en cohérence, est une excellente manière de se donner les moyens de vivre une année éblouissante. 

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