Les bouillons du temps – acte I

Depuis quelques jours, je sens monter en moi l’envie de partager un truc. C’est comme quand on regarde de l’eau arriver à ébullition dans une casserole. D’abord, un bouillon, puis un autre. Parfois déjà gros mais encore un peu isolés. Et petit à petit, la fête envahit toute la casserole et l’eau entière se met à danser à gros bouillons.

Ce qui est surprenant, c’est que pour l’instant, le truc en question est encore flou. Alors mon mental (encore lui!) trouve la situation vraiment improbable. Je ne peux pas avoir envie de partager quelque chose et en même temps ne pas savoir de quoi il s’agit. Je ne peux pas me mettre au clavier et commencer à écrire sans avoir une idée plus ou moins précise de ce que je vais dire!

Et pourtant, oui. Non seulement c’est possible, mais en plus c’est génial! Je choisis de m’ouvrir complètement et j’ai la certitude absolue et sereine que le contenu coulera de source.

Le mental a horreur de ce qu’il perçoit comme des oppositions, des impossibilités physiques. Nous avons été tellement formatés par des croyances rationnelles et une vision cartésienne du monde que tout ce qui sort des lois de la physique – et là je ne parle pas de physique quantique – nous confronte. Les compréhensions qui m’animent ces jours sont de l’ordre de ces impossibilités confrontantes. Elles ont trait au temps.

Il y a quelques semaines, je me débattais avec le temps, la course après le temps, l’envie de maîtriser le temps, la sensation de manquer de temps. Cohérente avec ce que je prône, j’ai décidé de travailler depuis l’intérieur et transformer ma relation au temps. Au lieu de me sentir l’esclave du temps, j’ai choisi de devenir son maître. (En aparté, il est intéressant de constater les connotations des mots. Le maître domine alors que la maîtresse véhicule plutôt une notion de soumission. En tout cas dans mon ressenti. Chouette, une nouvelle croyance à transformer!). Donc j’ai essayé le mantra « je maîtrise le temps », et… bof. Je ne me sentais pas confortable. Ce n’était pas harmonieux.

Le lendemain s’est imposé à moi un nouveau mantra, parfaitement aligné cette fois. Le temps est mon ami. Le temps est mon ami! Quelles sont les qualités d’un ami? Il est là pour moi, il me soutient, il est disponible quand j’ai besoin de lui. Il sait aussi me recadrer, toujours avec bienveillance. Il me veut du bien. Il est fidèle, je peux compter sur lui. Waow! Le temps est mon ami! Et la relation s’est étoffée: le temps est mon ami, mon allié, mon partenaire. Génial! Je vous invite de tout coeur à essayer. On se sent vraiment différent(e) à l’intérieur.

L’Univers fonctionnant immuablement selon la loi de l’attraction, mes réflexions et prises de conscience en ont attiré d’autres, toujours en lien avec le temps. Et c’est là qu’entre en scène la grimace du mental. Ou plus précisément le relâchement de la grimace.

J’adhère à 100% à deux notions qui me laissaient fréquemment un arrière-goût incompatibilité. Notion 1: L’instant présent est le seul qui existe. Notion 2: Tout ce que nous vivons aujourd’hui est le résultat de nos pensées et croyances passées, et il importe de « travailler » aujourd’hui pour créer le futur qui nous correspond. Bug! (Dans ma tête, j’entends le bruit des buzzers de certains jeux télévisés quand vous donnez une réponse erronée, mais je ne sais pas comment traduire ce son avec des lettres…). Je vis ce que j’ai pensé hier et travaille pour créer le futur, alors que seul le présent existe? Mais c’est quoi ce délire?

Ces deux vérités ne sont pas antinomiques. Elles sont mêmes absolument complémentaires! Je suis 100% responsable de ma vie et de tout ce qui s’y passe. Je crée mon film par mes pensées et mes croyances qui vont influencer mes actions. Si on se limite à la notion que seul le présent existe, le risque de se déresponsabiliser est grand. On tombe alors dans le No Future. C’est vraiment la combinaison de ces deux notions qui rend l’instant présent unique et infini. Le passé, le présent et le futur se rassemblent en un point, l’éternel ici et maintenant. C’est ici et maintenant que je ressens la joie, que j’apprécie ce qui m’entoure, que je vibre l’abondance. Quand je prépare le contenu du programme OSER BRILLER ou quand je planifie une Retraite Yoga & Coaching, c’est ici et maintenant. Je suis dans l’instant en train de vivre la joie de ces partages. Je suis maintenant en train de profiter de l’énergie de ce que je mets en place. Je suis présente à tout ce qui me fait moi pendant que je prépare du contenu pour vous.

Je crois que cette apparente opposition entre ici et maintenant et le passé, présent et futur est ce qui rend pour beaucoup la compréhension cellulaire des grandes lois universelles difficile. La grimace de notre mental fait barrière à une compréhension qui englobe tout notre être et pas seulement notre cerveau droit.

Vous êtes toujours là? Félicitations! J’ai encore des bouillons qui dansent dans l’eau, mais ils sont trop gros pour entrer en scène maintenant. Entr’acte!

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