Les bouillons du temps – acte II

Il y a quelques jours, je vous ai laissé avec la promesse de revenir partager d’autres bouillons qui dansaient dans mon eau assaisonnée au temps. Me voilà de retour.

J’ai lu il y quelques mois un livre de Gay Hendricks qui renferme un chapitre sur le temps, ou plutôt les temps. Il propose de passer du temps newtonien au temps einsteinien. J’avais beaucoup aimé ce que j’avais lu, le concept m’avait interpelé, mais en même temps, je sentais bien qu’il me manquait quelques pas pour l’intégrer.

Les mois ont passé et le temps (encore lui!) a fait son travail. Je suis actuellement la formation en ligne proposée par Gay Hendricks basée sur son livre, et me réjouissais tout particulièrement du module sur le temps. C’est d’ailleurs en grande partie pour aller plus loin dans la compréhension et l’intégration de ce concept que j’ai choisi d’acheter la formation tout en sachant que le contenu m’avait déjà été fourni dans le livre.

Donc, l’autre soir avec mon mari, nous avons suivi le module « Mastering Time », et là, schklink, la pièce est tombée!

Si on enfile les lunettes de Newton, le temps est extérieur et limité. On y réagit. Avec les lunettes d’Einstein, le temps devient intérieur et relatif. On le crée.

Deux exemples pour reconnaître cette relativité que nous avons tous et toutes expérimentée… Passez une heure avec l’amour de votre vie, et vous avez l’impression qu’elle file comme une minute. Restez une minute dans la posture la plus inconfortable du monde et vous jureriez qu’elle a duré une heure.

La différence entre ces situations est notre utilisation de l’espace-temps, du présent, de l’ici et maintenant. Quand je suis avec mon amoureux, je suis 100% présente. Il n’y a aucun autre lieu ou temps où je préfèrerais me trouver. J’occupe tout l’espace-temps. Je me dilate au point que l’espace-temps disparaît. C’est la présence.

Quand je suis dans une position hautement inconfortable, je sors du moment présent et désire ardemment être ailleurs ou après. Je n’habite plus l’espace-temps, je me rétracte. C’est exactement ce qui se passe avec la douleur: on se retire de l’endroit douloureux dans notre corps, on sort du moment, on fuit. Ce qui ne fait qu’intensifier la douleur… La prochaine fois que vous ressentez une douleur, au lieu de fuir, choisissez d’entrer complètement dans cet espace et lui en donner de plus en plus, de l’espace. Imaginez la douleur comme une goutte de sirop. A mesure que vous rajoutez de l’eau (donnez plus d’espace et de présence), le sirop se dilue, la douleur se dilate, jusqu’à devenir imperceptible. J’ai utilisé cette technique pendant des années en tant qu’infirmière, je vous promets qu’elle est super efficace.

Avec le temps, c’est pareille. L’inconfort se situe à chaque fois qu’on cherche à fuir l’instant présent. Que ce soit par sentiment d’ennui ou de stress, le résultat est le même: c’est notre choix de préférer être ailleurs qui rend l’instant pénible. Ces choix sont souvent inconscients et masquent des croyances et des peurs qu’il est intéressant de transformer.

Et si on choisissait une nouvelle croyance? « Je suis toujours au bon endroit au bon moment. Tout est parfait. »

Oui, mais… me direz-vous, les journées n’ont quand même que 24h, et les semaines 7 jours, et… En effet, c’est une réalité de notre monde physique. Et si au lieu de s’en plaindre, on acceptait notre responsabilité et notre capacité à créer le temps? Tout le temps nécessaire pour faire les choses que nous avons vraiment envie de faire. Si on faisait un peu le ménage dans notre emploi du temps, pour en consacrer plus à ce qui compte pour nous?

Attention, on pourrait se retrouver à être plus souvent ici et maintenant, et heureux en plus!

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