C comme Coaching

« Et vous, vous vous êtes déjà fait coacher? Ah, certainement pas! Je ne veux pas que quelqu’un vienne me dire ce que je dois faire. »

On a beau entendre parler de coaching de tous les côtés, de nombreuses personnes ne savent pas ce qu’est véritablement le coaching. On en a tous une image donc forcément on sait, non? Malheureusement ces images personnelles et multiples reflètent trop peu souvent la réalité.

Conseiller n’est pas coacher

Le principe central du coaching, c’est de ne jamais dire à l’autre ce qu’il doit faire, ne pas lui donner de conseils, mais au contraire l’aider à trouver et développer sa propre réponse. C’est comme un voyage à la découverte des ressources et solutions personnelles du coachee.

Le temps passe, mais la confusion entre consulting, coaching et mentoring persiste. Les rôles sont pourtant très différenciés, comme exposé dans cet article.

Un autre frein que j’ai pu observer à se faire coacher, ou à recommander les services d’un coach, c’est l’amalgame cette fois avec le psychologue ou thérapeute. Si tu en as besoin, c’est forcément que tu as un problème, et dans notre société qui voue un culte à la performance et la perfection, qui veut se voir coller l’étiquette « a un problème »?

Avoir un problème n’est pas un prérequis

Ma manière d’expliquer le coaching s’inspire du jardinage. Pour avoir une récolte abondante et pertinente, il est important de choisir les graines qu’on sème, d’arroser et donner de l’engrais, et d’enlever les mauvaises herbes avant qu’elles aient envahis l’espace et étouffé ce qu’on cultive. En tant que coach, c’est exactement ce que j’aide mes clients à faire. Les graines, l’engrais et les mauvaises herbes reflètent parfaitement les 3 axes principaux du travail en coaching.

Pour semer les bonnes graines, il est important de savoir ce qu’on veut voir pousser. Une graine en elle-même n’est jamais bonne ou mauvaise, elle est tout simplement en adéquation (ou pas!) avec ce qu’on cherche à récolter. C’est pareil dans notre vie professionnelle et personnelle. Le coaching peut servir à clarifier ses intentions, choisir ses attitudes, définir ses actions pour créer sa réalité en conscience plutôt que par défaut.

Les mauvaises herbes n’ont de mauvais que leur effet: elles empêchent les graines choisies de s’épanouir en plantes fructueuses. Ce sont typiquement les croyances limitantes ou schémas de fonctionnement qui entravent notre liberté. En les amenant à la conscience par le jeu des questions, la coach facilite leur transformation en une version porteuse.

Une autre « mauvaise herbe » qu’il est utile de retirer, c’est le conflit. En tant qu’êtres humains, notre vie est avant tout relationnelle: relation à soi, relation aux autres. Les relations s’immiscent dans l’intégralité de notre expérience et sont une source récurrente de conflits. Comme pour les mauvaises herbes, plus on s’en occupe tôt, plus c’est facile!

L’engrais illustre les ressources de la personne. Nous sommes tous pleins de ressources, mais parfois elles sont cachées si profondément qu’on ne les voit pas. En les rendant visibles, elles deviennent accessibles, activables et transposables. Le travail d’introspection proposé par le coach facilite également le développement de nouvelles ressources qui s’inspirent de tout ce qui est déjà présent.

Un compagnon de voyage à la découverte de tes merveilles

La coach ne débarque pas avec une mallette remplie de solutions. Elle arrive avec son miroir, son téléscope, son microscope, sa lampe torche. Elle offre sa curiosité, son écoute, sa confiance en la personne qui se trouve en face. Elle crée un espace propice à l’expansion de soi et laisse la magie opérer.

Tu cherches une solution clé-en-main? Passe ton chemin. En poussant ma porte, tu ne trouveras que toi, en version plus légère, joyeuse et puissante.

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